La Mort est mon métier
De Robert Merle
Publié par Gallimard
Cela fait longtemps que je n’ai pas lu un bon roman historique ! Le dernier était L’Origine de la Violence de Fabrice Humbert. Ce roman m’avait énervé, il n’apportait rien…
La Mort est mon métier est dérangeant car il s’agit de la biographie romancée de Rudolph Hoess (sur base des propos recueillis par son psychologue et des faits historiques) et le texte est à la première personne du singulier… Le lecteur « est » Rudolph pendant le temps de la lecture du roman…
Pour ceux que ce nom n’évoque rien (ce qui était mon cas avant de lire ce roman), Rudolph Hoess est l’homme qui a dirigé Auschwitz et qui a développé l’extermination des juifs dans ce camp. D’où le malaise lorsqu’on se retrouve à sa place dans ce roman…
On assiste dans un premier temps à son éducation (très stricte et religieuse) puis à son évolution. On découvre que Rudolf Hoess ne sait pas désobéir à un ordre. Diriger un camp lui déplaît dans un premier temps et il demande sa mutation. Mais on lui dit qu’il est plus utile dans ce camp que dans les tranchées et il ne remettra plus jamais en question les ordres qui vont lui être donnés. On assiste à l’extermination des juifs à travers son regard, un regard distant et froid qui ne voit que des quantités, des statistiques, mais pas des hommes. C’est terriblement effrayant.
Malgré ça, c’est une très bonne lecture. C’est bien écrit, ça se lit tout seul. Et surtout ça fait découvrir un personnage qu’on pourrait qualifier de « monstre » avant la lecture de ce roman (et qui reste un « monstre » après mais avec peut-être plus de nuances…) et une partie de l’Histoire que l’on connaît tous mais sous un angle différent.
Merci à Thomas pour le conseil !



Tu réussis encore à lire! Chapeau!
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Entre deux tricots…
Je songeais à Fortune de France mais celui-ci est également une idée. Je ne l’ai pas lu et il va falloir que je m’y colle. Bonne idée donc.
Si tu le lis, dis-moi ce que tu en penses ! C’est vraiment bien mais, comme je le disais, c’est assez dérangeant aussi… Je ne connais pas bien ce qu’a écrit Robert Merle donc je ne connais pas Fortune de France.