Les mille automnes de Jacob de Zoet

De David Mitchell

Publié par Points

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Deuxième roman emporté au Japon. Le premier était d’une auteure japonaise, celui-ci est d’un auteur anglais mais se déroule près de Nagasaki, fin 18e début 19e, à l’époque d’Edo.

J’avais lu une critique positive dans Livres Hebdo à sa sortie, mais j’ai attendu sa parution en poche avant de l’acheter et il est resté un moment sur ma table de chevet, jusqu’à ce que le voyage au Japon me semble la bonne opportunité pour me lancer dans sa lecture.

Ce roman est divisé en 3 chapitres et débute lorsque Jacob de Zoet, jeune clerc, arrive à Dejima, ville portuaire où les Néerlandais commercent avec les Japonais. Le premier tiers du livre se consacre à l’adaptation de Jacob dans cette ville close (puisqu’il leur est interdit de sortir de l’enceinte de la ville et de voyager dans le Japon). Petit à petit, il tombe amoureux d’une sage femme japonaise, Orito. Mais celle-ci lui sera enlevée par un abbé et enfermée dans un temple.

Le deuxième chapitre est entièrement consacré à Orito, sa vie dans le temple (je n’en dis pas trop pour laisser le suspense sur ce lieu horrible et mystérieux où elle est enfermée).
On revient à Dejima dans le dernier chapitre.

Je m’attendais à une belle romance entre deux personnes qui ne pourraient jamais être ensemble à cause des traditions japonaises.
Mais ce roman, surtout dans le premier et dernier chapitre, est davantage une description de la vie dans ces cités portuaires où les commerçants pouvaient rester des années, sans voir leur famille, enfermés dans une ville qu’ils ne peuvent quitter, et surtout entre hommes uniquement. Chacun y fait son petit business en espérant ramener fortune au pays. C’est la course aux promotions. Le récit est très documenté, riche en descriptions, c’est très intéressant.

Je dois cependant avouer que le 2e chapitre est quand même celui qui m’a davantage plu. Ici il est question de romance, des folies sectaires d’un abbé, et je m’y retrouvais peut-être davantage car on est dans un milieu plus féminin, Orito étant enfermée avec une douzaine d’autres femmes.

Ce récit est une belle fresque mêlant descriptions très précises des conditions de vie dans les villes portuaires commerçantes, et aventure romanesque dans un Japon médiéval.

Et quelques photos du voyage au Japon pour illustrer cet article !

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