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Jeunesse

Le Retour de la Demoiselle

Le Retour de la Demoiselle

De Cathy Ytak

Publié par L’Ecole des Loisirs

 9782211205658

Ce roman m’a été offert pour me replonger dans la culture celtique et m’inciter à  reprendre la harpe (celtique, puisqu’à mon grand regret je n’ai plus de harpe classique).

Le Retour de la demoiselle est un court roman qui se déroule dans le Jura, avec comme personnage principal un adolescent très attaché à ses terres, mais surtout à la combe en face de chez lui qui va être détruite pour laisser place à un complexe hôtelier…

C’est dans ce contexte qu’il fait la rencontre de Maureen, alors qu’elle joue de la harpe dans une clairière. Il lui demande de lui apprendre à en jouer. Une relation forte va s’établir entre Brian, la jeune étudiante et sa petite sœur, autour de laquelle semble planer un mystère.

 

La lecture est très agréable, on est plongés dans la culture celtique (d’ailleurs, tout le long de ma lecture, j’étais persuadée que l’histoire se déroulait en Bretagne…), on découvre les différentes harpes celtiques, et la très belle Brian Boru. Mais c’est avant tout un roman sur l’écologie, Brian luttant pour sauver la combe ou, en tout cas, nuire à la construction de l’hôtel.

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Vango T2

Vango, tome 2

De Timothée de Fombelle

Publié par Gallimard

Après quelques mésaventures, j’ai enfin pu lire le tome 2 de Vango. En effet, en voulant acheter ce tome 2, je me suis retrouvé avec le tome 1 (qui pour l’occasion était réédité avec une nouvelle couverture)… Après la lecture de 4 chapitres, j’ai trouvé étrange que cela soit si proche du premier tome… Quelle idée de rééditer un tome 1 avec une nouvelle couverture en même temps que la nouveauté !

Bref, je me suis finalement retrouvée avec le bon roman en main. La critique sera rapide, vous pouvez retrouver ici celle du tome 1.

Nous retrouvons donc Vango, poursuivi par un mystérieux ennemi russe. Il décide à présent d’aller à New York pour retrouver celui qui a assassiné ses parents et en apprendre plus sur ses origines.

Toujours aussi passionnant, ce tome 2 nous fait voyager de l’Allemagne, à la France, en passant par l’Ecosse et l’Italie mais on traverse aussi l’Atlantique jusqu’aux Etats Unis. On retrouve le contexte de la Seconde Guerre mondiale qui séparera les chemins des protagonistes et entraînera la mort de plusieurs d’entre eux…

Un beau roman pour les ados mais pas uniquement !

Camille aime pas danser

Camille aime pas danser

De Marie-Sophie Vermot

Publié par Thierry Magnier

4 raisons m’ont fait acheter ce roman jeunesse :

–       C’est un Thierry Magnier et je suis fan de leurs romans ado (cf. article du 10 février)

–       Le personnage principal s’appelle Camille 🙂

–       Ça parle de deux sœurs que tout oppose (idem avec ma sœur)

–       La couverture est magnifique !

J’ai très rapidement été déçue. Contrairement à ce que je pensais, je ne me suis pas du tout identifiée au personnage de Camille et sa relation avec sa sœur n’est pas la même qu’avec la mienne.

Ensuite, l’histoire n’est pas très crédible. Ou alors mal reportée.

Anastasia, la sœur de Camille, tombe enceinte après une aventure d’une nuit. Sa mère prend peur, se renferme, et refuse d’aider sa fille. C’est donc la tante d’Anastasia qui prend la situation en main et entame les démarches pour l’avortement.

Ce roman veut traiter de trop de sujets en peu de pages : l’avortement, le divorce (les parents de Camille sont divorcés), les rapports difficiles avec la belle-mère, la jalousie lors de l’arrivée d’un demi-frère (ou d’une demi-sœur, on ne sait pas) et les relations mère-fille.

Tout va trop vite et l’histoire est pleine de clichés. J’avais lu trois autres romans de Marie-Sophie Vermot chez Thierry Magnier qui, dans mon souvenir, étaient beaucoup  mieux, plus forts et plus crédibles. Ou alors, je vieillis et apprécie moins ce type de romans qui abordent des sujets graves pour les ados.

Tobie Lolness

Tobie Lolness t.1

De Timothée de Fombelle

Publié par Gallimard

Après Vango, superbe album jeunesse de Timothée de Fombelle, il fallait bien que je m’attaque à sa série phare, celle qui l’a fait connaître : Tobie Lolness. Je n’ai lu pour le moment que le premier tome mais j’ai hâte de rentrer en France chiper le second dans la bibliothèque de mon frère !

Tobie Lolness est un petit garçon qui mesure un millimètre et demi. Il fuit une menace, se blesse, se cache sous une écorce. Des hommes le pourchassent. Qu’est-ce qui a bien pu le conduire à devoir éviter les siens ?

Tobie vivait dans les Cimes, tout en haut de l’arbre, avec sa famille. Son père, Sam, est un savant. Il a écrit de nombreux essais sur les créatures de l’arbre et il fait une découverte qui va forcer sa famille à quitter les Cimes pour Basses-Branches. Il va y faire l’agréable rencontre d’Elisha, une jeune fille aventureuse. Sa vie dans les Basses-Branches le satisfait mais malheureusement, un évènement va bousculer cette tranquillité et conduire Tobie à fuir, seul, comme nous le retrouvons dans le premier chapitre.

Tout comme Vango, la temporalité de Tobie Lolness n’est pas continue. On passe d’une période à une autre au milieu d’un chapitre mais on n’est jamais perdu.  Timothée de Fombelle a l’art de jouer avec le temps sans toutefois écrire un roman trop compliqué à suivre.

Tobie Lolness est un hymne à l’écologie bien sûr. L’arbre est menacé d’être troué de toute part par l’horrible Jo Mitch et le père de Tobie veut à tout prix éviter cette catastrophe. Mais c’est également un roman contre le racisme et qui critique la hiérarchie des classes sociales. Dans les Cimes sont les populations riches, prospères ; dans les Basses-Branches habitent les peuples plus pauvres ou bannis des Cimes et enfin, plus bas se trouve un peuple que personne ne connaît mais qui est appelé les Pelés et qui est considéré comme l’ennemi suprême des habitants de l’arbre. Bien sûr, ce peuple « différent » n’est en rien monstrueux, il est seulement méconnu.

Tobie Lolness est un superbe roman qui défend bien sûr de belles valeurs mais qui a en plus une écriture unique, rythmée et amusante, qui nous transporte au côté du jeune héro et nous entraîne dans une aventure haletante !

Les romans de Thierry Magnier

J’étais en train de lire un roman qui ne m’a pas plu du tout et dont je ne ferai pas une critique sur le blog, quand j’ai décidé de me replonger dans les romans ados achetés il y a plusieurs années mais qui attendaient toujours dans ma bibliothèque d’être lus.

Ado, j’étais une grande fan des romans de Thierry Magnier, dont la couverture était illustrée par le beau dessin d’Antoine Guilloppé (malheureusement ils ont changé toutes leurs couvertures récemment…). J’ai donc pioché trois romans de leur collection : Un Jour avec Lola,  Le Goût de la Mangue et Tout doit disparaître.

Un Jour avec Lola

De Jean-Paul Nozière

L’histoire se déroule sur une journée, un vendredi 13. Nous suivons Lola tout au long de cette journée. Son vrai nom est Eva mais depuis le départ de sa mère, elle se fait appeler Lola. Elle pioche dans la garde robe de sa mère et essaie de la remplacer auprès de son père, Tom. A moitié fille, à moitié femme, elle dérange au collège. A la maison, l’argent manque. L’épicerie de son père fait faillite. Depuis plusieurs mois, « des types louches » viennent prendre les meubles de la maison. La situation commence à préoccuper les services sociaux.

Ce court roman est assez perturbant. Lola est une adolescente qui a perdue ses repères. Pour améliorer son quotidien elle s’invente des histoires, elle se crée un personnage. Elle ne vit que pour l’amour de son père. Elle fait tout pour lui et va jusqu’à montrer son corps à ses camarades de classe contre de l’argent pour aider son père financièrement. Elle est complètement perdue et son père, préoccupé par l’épicerie, ne sait comment l’aider. On sait dès le début que cela se terminera mal mais on ne peut s’empêcher, comme Lola, d’espérer un avenir meilleur pour Tom et Lola.

Le Goût de la Mangue

De Catherine Missonnier

Anna quitte la Bretagne avec ses parents pour Madagascar. Malgré la beauté du pays, elle ne se sent pas chez elle. Considérée comme une colonisatrice par les malgaches et trop réservée pour être à l’aise avec la jeunesse blanche, elle trouve compagnie auprès d’un petit groupe d’amies de son internat et fait la connaissance de Léon, jeune malgache qui va lui apprendre la culture des Marinas, principale population malgache. Une relation peu appréciée par l’entourage des deux adolescents.

Ce roman m’a fait découvrir une culture qui m’était tout à fait inconnue. L’écriture plutôt simple arrive pourtant à nous faire voyager dans les paysages de l’île et retranscrit très bien les sentiments de cette adolescente perdue au milieu de jeunes à l’attitude colonisatrice sans aucune curiosité pour ce qui les entourent. Une lecture très agréable !

Tout doit disparaître

Mikaël Ollivier

Hugo suit ses parents mutés à Mayotte. Il se retrouve sur une île à la culture très différente (non, ce n’est pas la même histoire que le roman précédent, même si le début est proche !). L’adaptation au climat, au mode de vie va être longue mais après quatre ans passés sur l’île, il ne voudra plus la quitter. Malheureusement, ses parents en ont décidé autrement et tous se retrouvent en France. Le retour est un choc pour Hugo. Il n’est plus habitué au consumérisme des Français, au règne de la publicité. C’est le début d’une longue lutte contre la société de consommation.

Etant donné que la deuxième partie est la plus importante du roman, je trouve dommage que l’on s’attarde trop sur l’île de Mayotte. Ce n’est que page 80 (sur 150) qu’Hugo se retrouve en France et que sa révolte commence. Un peu bâclé, ce roman aborde cependant un thème intéressant.

Juste un petit mot sur un roman jeunesse lu récemment : Sans la Télé de Guillaume Guéraud.

Guillaume Guéraud est un auteur révolté connu pour ses romans jeunesse d’une grande violence. Sans la Télé est, je pense, une sorte d’autobiographie où il raconte son enfance dans les cités de Bordeaux. Sa mère refuse d’avoir la télé « car elle rend con ». Il est donc à l’écart à l’école quand ses amis parlent de tel dessin animé, de tel superhéro. Sa mère décide donc de lui faire découvrir le cinéma. C’est une révélation pour le jeune Guillaume.

Dans son roman, Guillaume Guéraud nous fait découvrir les grands classiques du cinéma, illustrés par des extraits de scénarios ou des commentaires des réalisateurs. En parallèle, il raconte la vie de cité. Son écriture devient de plus en plus dure et violente au fur et à mesure des années tout comme les films qu’il va voir.

Ce roman est très intéressant surtout quand on connait les écrits de l’auteur.

Je vous conseille également de lire ses courts romans chez DoADo : Apache (mon préféré), Je ne mourrai pas Gibier, Chassé-Croisé

Je tiens également à profiter de cet article de littérature jeunesse pour rappeler les propos de François Busnel (Lire, La Grande Librairie) au sujet de ce genre littéraire qui m’ont révoltée ! :

« Je dois l’avouer, je n’ai jamais cru aux vertus de ce que le monde de l’édition appelle la « littérature jeunesse ». Sans doute est-ce une tare, mais ce « secteur » m’est toujours apparu comme une invention marketing destinée à écouler une production souvent mièvre et à soutenir des maisons en mal de chiffre d’affaires. »

Voici quelques liens vers des réponses données à François Busnel :

Lettre d’Alain Serres (éditions Rue du Monde)

Réponse de Valérie Zenatti (auteure jeunesse)

Extraits des réponses de Dorothée Piatek (auteure jeunesse) et Erik Orsenna sur ActuaLitté

Vango

Vango

Par Timothée de Fombelle

Publié par Gallimard Jeunesse

L’un des coups de cœur jeunesse de l’année et justifié !

Vango, lors de sa cérémonie sur le parvis de Notre Dame pour devenir prêtre en avril 1934, se voit poursuivi par des policiers. Que lui veulent-ils ? Vango se sait innocent mais son instinct le fait s’enfuir. Plus tard, il apprendra qu’il est accusé du meurtre du père Jean, meurtre qu’il n’a pas commis. Cela fait plusieurs années que Vango se sent poursuivi. Mais il ignore qui est après lui. Il ignore également tout de son passé depuis que lui et sa nourrice on été découverts échoués sur les rives de Salina, l’une des îles Éoliennes. A dix ans, Vango va quitter son île et découvrir un monde où il est traqué sans cesse. Il va faire des rencontres, il va voyager mais sa vie se résume à une continuelle fuite de ses poursuivants.

Ce roman nous fait voyager. De la Sicile à la France, de l’Allemagne à l’Écosse. On suit Vango au fil de ses rencontres, on découvre petit à petit tous les complots auxquels il est mêlé malgré lui. On suit également Ethel, jeune écossaise qui a fait la rencontre de Vango lors de leur voyage dans le dirigeable de Hugo Eckener, un allemand tellement populaire qu’il se permet d’être provocateur face aux nazis mais cela n’est pas sans risques. Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres, prêts à prendre des risques pour leurs amis ou pour faire face au nazisme.

Ce roman jeunesse est une vraie merveille. C’est un roman à la fois d’aventures mais aussi historique. On assiste au fil des pages à la montée du nazisme mais également à la puissance de l’espionnage russe.

L’écriture est entraînante sans être non plus extraordinaire. La narration est agréable. Elle n’est pas continue dans le temps mais passe d’une époque à une autre, d’avril 1934 à l’été 1918 pour revenir en 1925. On passe également d’un personnage à un autre, on change de pays au milieu du chapitre. Pas le temps de s’ennuyer pendant la lecture des 371 pages de ce premier tome !

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