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Romans étrangers

The Secret History

The Secret History
Par Donna Tartt
Publié par Penguins Books

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Vivement conseillé par deux collègues, j’avais décidé de prendre ce roman pour mes vacances d’été.

J’ai tout de suite été captivée par l’histoire. Je n’avais qu’une hâte tous les jours, trouver un moment pour le continuer. Mais une fois arrivée à la moitié du roman, au point crucial tant attendu (je dirai pourquoi par la suite), j’ai perdu le rythme. J’ai petit à petit lâché le roman. Je ne sais pas dire si c’est parce que les personnages deviennent moins attachants, ou si simplement avec la reprise du travail je trouvais moins de temps pour lire. C’est vraiment dommage parce que la première partie est fascinante !

Dès le prologue, le héros, Richard, nous annonce qu’avec 3 camarades ils ont tué un de leurs amis de fac, Bunny.
Puis l’histoire reprend quelques mois auparavant, lorsque Richard arrive dans une université du Vermont où il va rejoindre une petite classe de 5 élèves pour suivre les cours du charismatique prof de grec. Ses camarades vont être le mystérieux et richissime Henry, les beaux jumeaux Charles et Camilla, le riche Francis, et Bunny, celui qui, on le sait déjà, va être assassiné.

La première moitié du roman est donc assez envoûtante car on découvre les liens entre les personnages, qui sont tous très fascinants. C’est un petit groupe très fermé auquel Richard va petit à petit s’intégrer et il va découvrir leurs activités assez étonnantes. On attend impatiemment l’élément déclencheur du meurtre, pourquoi donc vont-ils en arriver à tuer leur camarade ?
Je n’en dirai pas plus bien sûr !
La 2e partie c’est « l’après ». Les conséquences psychologiques de leur acte. Les tensions qui apparaissent, la difficulté de chacun pour se remettre de l’événement. La déchéance de certains, il faut le dire.

Une première partie captivante donc mais une seconde qui a été pour moi un peu décevante (même si, comme je l’ai dit plus haut, c’est peut-être dû au fait de l’avoir lu en décousu une fois la reprise du travail).
Je conseille toutefois ce roman car c’est très bien écrit et on est plongés dans l’univers intrigant et intéressant de cette petite classe de grec, de ces étudiants mystérieux et richissime.

 

Les mille automnes de Jacob de Zoet

Les mille automnes de Jacob de Zoet

De David Mitchell

Publié par Points

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Deuxième roman emporté au Japon. Le premier était d’une auteure japonaise, celui-ci est d’un auteur anglais mais se déroule près de Nagasaki, fin 18e début 19e, à l’époque d’Edo.

J’avais lu une critique positive dans Livres Hebdo à sa sortie, mais j’ai attendu sa parution en poche avant de l’acheter et il est resté un moment sur ma table de chevet, jusqu’à ce que le voyage au Japon me semble la bonne opportunité pour me lancer dans sa lecture.

Ce roman est divisé en 3 chapitres et débute lorsque Jacob de Zoet, jeune clerc, arrive à Dejima, ville portuaire où les Néerlandais commercent avec les Japonais. Le premier tiers du livre se consacre à l’adaptation de Jacob dans cette ville close (puisqu’il leur est interdit de sortir de l’enceinte de la ville et de voyager dans le Japon). Petit à petit, il tombe amoureux d’une sage femme japonaise, Orito. Mais celle-ci lui sera enlevée par un abbé et enfermée dans un temple.

Le deuxième chapitre est entièrement consacré à Orito, sa vie dans le temple (je n’en dis pas trop pour laisser le suspense sur ce lieu horrible et mystérieux où elle est enfermée).
On revient à Dejima dans le dernier chapitre.

Je m’attendais à une belle romance entre deux personnes qui ne pourraient jamais être ensemble à cause des traditions japonaises.
Mais ce roman, surtout dans le premier et dernier chapitre, est davantage une description de la vie dans ces cités portuaires où les commerçants pouvaient rester des années, sans voir leur famille, enfermés dans une ville qu’ils ne peuvent quitter, et surtout entre hommes uniquement. Chacun y fait son petit business en espérant ramener fortune au pays. C’est la course aux promotions. Le récit est très documenté, riche en descriptions, c’est très intéressant.

Je dois cependant avouer que le 2e chapitre est quand même celui qui m’a davantage plu. Ici il est question de romance, des folies sectaires d’un abbé, et je m’y retrouvais peut-être davantage car on est dans un milieu plus féminin, Orito étant enfermée avec une douzaine d’autres femmes.

Ce récit est une belle fresque mêlant descriptions très précises des conditions de vie dans les villes portuaires commerçantes, et aventure romanesque dans un Japon médiéval.

Et quelques photos du voyage au Japon pour illustrer cet article !

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Kitchen

Kitchen

De Banana Yoshimoto

Publié par Folio

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En dehors de Murakami, je n’avais pas encore lu de littérature japonaise alors que je m’apprêtais à me rendre au Japon et que la culture de ce pays m’a toujours beaucoup attirée.

C’est une amie qui m’a prêté ce court roman, composé en fait d’une histoire principale, Kitchen, suivie d’une nouvelle, Moonlight Shadow.

Roman que j’ai d’ailleurs lu en partie sur le sol nippon (quelques photos du voyage vont illustrer cet article).

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Mikage vient de perdre sa grand-mère, seule famille qui lui restait. Elle se réfugie dans la solitude, à se pelotonner dans les cuisines, à écouter le ronronnement des frigos. Jusqu’au jour où Yûichi Tanabe, un ami, lui propose de vivre avec lui et sa mère, Eriko, un transsexuel rayonnant qui va être le socle de leur quotidien, jusqu’à ce qu’il disparaisse à son tour.

Moonlight Shadow traite également de la perte d’un proche, avec la mort dans un accident du petit ami de l’héroïne, Satsuki.

Dans ces deux histoires, nos héroïnes vont apprendre à se reconstruire après un décès, avec le soutien d’un ami, d’un beau-frère, et la naissance d’amitiés fortes.

L’écriture de cette auteure japonaise est très belle, très douce. On entre dans l’intimité des personnages et on s’identifie à eux, même si tout nous en éloigne : la culture, les expériences, les réactions face aux événements subis.

On ressent à chaque fois l’énorme poids de la solitude qui s’abat sur les héroïnes, ce sentiment est très présent à la lecture des deux histoires, mais il se dissipe petit à petit, au fur et à mesure des liens tissés avec les autres personnages.

Ce n’est pas un roman drôle (mais vous avez pu le deviner à travers mes différentes lectures, les comédies ou romans légers ne sont pas mon fort) mais c’est une histoire très émouvante qui nous transporte aussi dans la culture japonaise.

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Un 2e roman de cette auteure m’attend à présent sur ma table de chevet : N. P.

Fushima

Quand les colombes disparurent

Quand les colombes disparurent
De Sofi Oksanen
Publié par Stock

quand les colombes disparurent
Après avoir lu et adoré Purge de la même auteure, je me suis attaqué à cet autre roman : Quand les hirondelles disparurent.
L’histoire se déroule à nouveau en Estonie pendant deux périodes de l’Histoire différentes : en 1941 quand le pays est occupé par l’Allemagne, et en 1963 quand l’Estonie est à nouveau sous la domination de la Russie alors qu’elle espérait gagner son indépendance suite à la guerre.

Les personnages principaux sont deux cousins, Roland qui va toujours se battre pour l’indépendance de son pays et Edgar qui va collaborer avec chaque nouvel occupant. Il y a également Judith, la femme d’Edgar qui le croit mort au combat pendant la Seconde Guerre mondiale et qui tombe amoureuse d’un Allemand.

C’est un récit sur la résistance, la collaboration, les relations conjugales. Tout ça dans le contexte historique de l’Estonie, ce qui est très intéressant car, personnellement, je ne connaissais pas l’Histoire de ce pays.

Malheureusement, j’ai été perturbée par la narration. Il y a beaucoup d’ellypses, des événements qui semblent très importants mais sur lesquels on ne s’attarde pas du tout. Et j’ai mis beaucoup de temps à comprendre les relations entre chaque personnage. Edgar prend trois noms différents tout au long de l’histoire, suivant avec qui il collabore, mais ce n’est pas expliqué tout de suite et on ne fait pas immédiatement le lien.

C’est vraiment dommage parce que le sujet et l’intrigue sont vraiment intéressants. La 2e partie du roman souffre moins de ce problème et j’ai quand même beaucoup aimé cette lecture. Mais je conseillerais davantage de lire Purge si on souhaite découvrir cette auteure.

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
De Jonas Jonasson
Publié par les Presses de la Cité

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Cela faisait un moment que je commençais des romans sans réussir à les finir : Ne tuez pas l’oiseau moqueur, Terre des oublis, Fifty shades of Grey… Tous très différents mais je n’étais captivée par aucun de ces romans.

J’ai donc profité de mes vacances pour entamer un court livre dont tout le monde faisait l’éloge : Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.

Le début est très distrayant. Le personnage du centenaire est attachant. L’histoire commence le jour de sa fugue de la maison de retraite pour ne pas avoir à fêter ses 100 ans avec tous ces inconnus. Il se rend à la gare, se retrouve à voler une valise avant de prendre le bus pour une destination au hasard. Sa fugue va l’amener à rencontrer tout un tas de personnages plus ou moins originaux et le vol de la valise va lui valoir d’être poursuivi par un petit gang malfamé.
Toute cette partie est vraiment amusante et les personnages sont très attachants.

Mais l’histoire principale est entrecoupée de longs chapitres sur le passé du centenaire. Il s’est en effet retrouvé toute sa vie dans des situations incongrues avec les hommes qui ont marqué l’Histoire (Franco, Truman, Mao, Staline…) grâce à son talent en matière de construction de bombe. Et là, vraiment, j’ai été perdue. J’ai trouvé que ça n’apportait rien à l’histoire. C’était beaucoup trop louffoque et du coup ça empiétait sur les chapitres touchants et amusants de la petite troupe qui accompagne le centenaire dans sa fugue.

Je me dis qu’à la limite, ça peut bien donner en film, et c’est ce qu’on m’a confirmé par la suite.
Ça reste une lecture agréable de vacances, même si j’ai dû lire les 2/3 du roman en diagonale.

1Q84 T2

1Q84, tome 2

De Haruki Murakami

Publié par Belfond

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Encore mieux que le tome 1, ce roman nous apporte de nombreuses réponses à toutes les questions qu’on pouvait se poser jusqu’ici. Ou en tout cas, nous aide à comprendre la situation : l’apparition des deux lunes (uniquement visibles par Aomamé jusqu’ici), le pouvoir des Little People dans notre société, les origines de Fukaéri…

Il y a plus d’actions, et enfin, ce qu’on attend tous, Aomamé et Tengo se rapprochent (géographiquement, hein !).

Je ne vais pas reparler de l’écriture qui est toujours aussi entraînante, du rythme lent mais prenant…

Vivement le tome 3 qui clôturera la trilogie !

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