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Au fil des lectures

Présentations et critiques de mes lectures

Quand les colombes disparurent

Quand les colombes disparurent
De Sofi Oksanen
Publié par Stock

quand les colombes disparurent
Après avoir lu et adoré Purge de la même auteure, je me suis attaqué à cet autre roman : Quand les hirondelles disparurent.
L’histoire se déroule à nouveau en Estonie pendant deux périodes de l’Histoire différentes : en 1941 quand le pays est occupé par l’Allemagne, et en 1963 quand l’Estonie est à nouveau sous la domination de la Russie alors qu’elle espérait gagner son indépendance suite à la guerre.

Les personnages principaux sont deux cousins, Roland qui va toujours se battre pour l’indépendance de son pays et Edgar qui va collaborer avec chaque nouvel occupant. Il y a également Judith, la femme d’Edgar qui le croit mort au combat pendant la Seconde Guerre mondiale et qui tombe amoureuse d’un Allemand.

C’est un récit sur la résistance, la collaboration, les relations conjugales. Tout ça dans le contexte historique de l’Estonie, ce qui est très intéressant car, personnellement, je ne connaissais pas l’Histoire de ce pays.

Malheureusement, j’ai été perturbée par la narration. Il y a beaucoup d’ellypses, des événements qui semblent très importants mais sur lesquels on ne s’attarde pas du tout. Et j’ai mis beaucoup de temps à comprendre les relations entre chaque personnage. Edgar prend trois noms différents tout au long de l’histoire, suivant avec qui il collabore, mais ce n’est pas expliqué tout de suite et on ne fait pas immédiatement le lien.

C’est vraiment dommage parce que le sujet et l’intrigue sont vraiment intéressants. La 2e partie du roman souffre moins de ce problème et j’ai quand même beaucoup aimé cette lecture. Mais je conseillerais davantage de lire Purge si on souhaite découvrir cette auteure.

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Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
De Jonas Jonasson
Publié par les Presses de la Cité

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Cela faisait un moment que je commençais des romans sans réussir à les finir : Ne tuez pas l’oiseau moqueur, Terre des oublis, Fifty shades of Grey… Tous très différents mais je n’étais captivée par aucun de ces romans.

J’ai donc profité de mes vacances pour entamer un court livre dont tout le monde faisait l’éloge : Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.

Le début est très distrayant. Le personnage du centenaire est attachant. L’histoire commence le jour de sa fugue de la maison de retraite pour ne pas avoir à fêter ses 100 ans avec tous ces inconnus. Il se rend à la gare, se retrouve à voler une valise avant de prendre le bus pour une destination au hasard. Sa fugue va l’amener à rencontrer tout un tas de personnages plus ou moins originaux et le vol de la valise va lui valoir d’être poursuivi par un petit gang malfamé.
Toute cette partie est vraiment amusante et les personnages sont très attachants.

Mais l’histoire principale est entrecoupée de longs chapitres sur le passé du centenaire. Il s’est en effet retrouvé toute sa vie dans des situations incongrues avec les hommes qui ont marqué l’Histoire (Franco, Truman, Mao, Staline…) grâce à son talent en matière de construction de bombe. Et là, vraiment, j’ai été perdue. J’ai trouvé que ça n’apportait rien à l’histoire. C’était beaucoup trop louffoque et du coup ça empiétait sur les chapitres touchants et amusants de la petite troupe qui accompagne le centenaire dans sa fugue.

Je me dis qu’à la limite, ça peut bien donner en film, et c’est ce qu’on m’a confirmé par la suite.
Ça reste une lecture agréable de vacances, même si j’ai dû lire les 2/3 du roman en diagonale.

La Tectonique des plaques

La Tectonique des plaques

De Margaux Motin

Publié par Delcourt

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Je suis plutôt bon public des BD dont les auteurs sont bloggeuses. On s’identifie assez souvent à l’héroïne (car oui, ce sont plus souvent des bloggeuses que des bloggeurs il me semble, ou alors je cible juste les BD dont l’auteure est une femme ^^), et je trouve que le style de dessin jeté a beaucoup de caractère.

Ici, je dois avouer que j’ai eu beaucoup de mal à aller jusqu’au bout de l’album. Principalement (en fait je crois que c’est l’unique raison), car je ne me suis pas du tout identifiée au personnage que j’ai trouvé super agaçant !

la-tectonique-des-plaques-2L’héroïne (Margaux Motin, donc) est parisienne, avec un look et des soucis très parisiens ! Horripilant ! 😀

L’histoire se découpe en plusieurs gags de quelques pages, des petites scènes du quotidien. Alors c’est vrai, certaines sont valables pour toutes les filles donc amusantes, mais la plupart ne m’ont pas touchée du tout.

L’héroïne vient de divorcer. Elle se retrouve seule avec sa fille et redevient une ado irresponsable. Elle flirte, se retrouve le cœur brisé. Bref, des histoires comme on en a toutes connues. Le problème n’est pas là, ça aurait pu être chouette, mais c’est vraiment trop parisien.

PAR CONTRE, le dessin ! Quel dessin ! C’est superbe ! Son trait est simple et pourtant il dégage beaucoup d’émotions ! J’adore les looks et les expressions des personnages. Et à certaines pages, Margaux Motin ajoute des petites photos style polaroïd où elle dessine son héroïne par dessus. Et ces images sont toujours très poétiques ! J’en mets quelques unes pour illustrer ce que j’écris 🙂

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C’est vraiment juste pour le dessin que j’ai terminé l’album. J’adorais ce que dégageait chaque nouvelle page, chaque nouvelle mise en scène.

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La Vérité sur l’affaire Harry Quebert

La Vérité sur l’affaire Harry Quebert

De Joël Dicker

Publié par les éditions Fallois

La Vérité sur l'affaire Harry Quebert

On a beaucoup entendu parler de ce roman à l’automne 2012 car il avait reçu le prix Goncourt des lycéens. Autant, je ne me fie pas trop au jugement du jury du prix Goncourt, autant je suis rarement déçue par les romans nominés par le jury du Goncourt des lycéens. J’avais fait la critique plus haut du roman de Mathias Enard Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants qui avait reçu ce prix en 2010 et m’avait déjà beaucoup plu.

 

Pourtant, j’ai mis un peu de temps à me lancer dans la lecture de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert car je ne suis pas du tout attirée par les policiers ordinairement. C’est vraiment le seul genre que j’évite car je suis souvent déçue.

 

Pour être vraiment honnête, La Vérité sur l’affaire Harry Quebert m’a donné la même impression que les autres policiers que j’ai pu lire : je me laisse emporter dans la lecture mais une fois le bouquin refermé, il ne m’en reste pas grand-chose.

C’est dommage, vraiment ! Parce que c’est un très bon roman, très intriguant !

 

Pour résumer rapidement l’histoire : Nola Kellergan a 15 ans lorsqu’elle disparaît en 1975. On n’a jamais retrouvé son corps et l’affaire est classée. En 2008, on retrouve le corps dans le jardin de l’écrivain Harry Quebert. Le personnage principal, Marcus Goldman, jeune romancier dont le premier ouvrage a rencontré un grand succès, est un ancien élève d’Harry Quebert. Plus que son élève, on pourrait presque dire qu’il était son disciple. Convaincu de l’innocence de son mentor, il décide d’enquêter de son côté.

D’un côté, on a l’enquête, les flash-back où l’on découvre rapidement la relation qu’entretenaient Harry et Nola, une relation qui devait rester cachée dû à leur différence d’âge, d’un autre côté on a Marcus Goldman, en manque d’inspiration pour son prochain roman très attendu du public et harcelé par son éditeur.

 

L’histoire est prenante, les personnages sont attachants, surtout Nola. Son passé semble tellement compliqué et intriguant, on a toujours envie d’en savoir davantage !

J’ai dévoré ce roman, mais malheureusement, comme avec tous les policiers, j’ai l’impression qu’une fois terminé, il ne me reste aucune émotion au souvenir de sa lecture.

 

 

 

1Q84 T2

1Q84, tome 2

De Haruki Murakami

Publié par Belfond

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Encore mieux que le tome 1, ce roman nous apporte de nombreuses réponses à toutes les questions qu’on pouvait se poser jusqu’ici. Ou en tout cas, nous aide à comprendre la situation : l’apparition des deux lunes (uniquement visibles par Aomamé jusqu’ici), le pouvoir des Little People dans notre société, les origines de Fukaéri…

Il y a plus d’actions, et enfin, ce qu’on attend tous, Aomamé et Tengo se rapprochent (géographiquement, hein !).

Je ne vais pas reparler de l’écriture qui est toujours aussi entraînante, du rythme lent mais prenant…

Vivement le tome 3 qui clôturera la trilogie !

Reine des batailles

Reine des batailles

De David Gemmel

Publié par Bragelonne

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David Gemmel était mon auteur de Fantasy préféré quand j’étais ado et reste aujourd’hui un auteur que j’aime beaucoup, même si je lis de moins en moins de Fantasy… Quand l’occasion se présente, je replonge avec plaisir dans son univers où les héros sont rarement tout blancs et innocents, où les batailles semblent toujours perdues d’avance… C’est vrai, le schéma est très souvent le même mais ça ne gâche en rien la lecture du roman car ses personnages ont un caractère à chaque fois très fort et attachant.

 

Pourtant, dans ce roman, le personnage principal est Sigarni, une héroïne pas très originale qui est désirée par tous les hommes, élève un aigle à la chasse, a pour meilleur ami un nain, pour amant un sorcier, et apprend au bout de quelques chapitres qu’elle descend de la famille royale qui a été destituée suite à la mort du dernier roi. Sigarni va donc devoir prendre les armes et défendre son peuple tyrannisé par les « outlanders ».

Je n’en fais pas une description alléchante mais ça reste un très bon roman de fantasy. Sigarni va devoir se faire respecter par ses soldats qui n’acceptent pas qu’une femme prenne le pouvoir, va devoir côtoyer les morts, va devoir changer de monde pour retrouver la couronne royale… Beaucoup de choses pour un roman de 400 pages seulement ! Une trilogie aurait été plus judicieuse pour mieux développer l’histoire.
La fin est également un peu décevante car le problème initial reste irrésolu…

 

Donc pour résumer, si vous voulez lire un bon roman de fantasy, lisez du Gemmel, mais plutôt le cycle des Drenaï ou la trilogie du Lion de Macédoine (c’est par cette série que j’ai découvert l’auteur et c’est celle qui m’a le plus marquée !)

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